Les industriels du chocolat s’engagent contre la déforestation

L’industrie de cacao génère des milliards de dollars chaque année et représente parfois la principale source de revenu d’un pays. Le cacao représente parfois presque la moitié du PIB d’un pays et les acteurs sont prêts à tout pour le rentabiliser quitte à enfreindre la loi.

La déforestation et la culture du cacao

La croissance de la demande en chocolat favorise la culture illicite de cacao. Des études ont révélé que chaque année, environ 3 millions de tonnes de chocolat sont englouties dans le monde dont 60 % rien qu’en Europe. Les adeptes du chocolat ne cessent d’augmenter, car les ventes augmentent chaque année de 2 à 5 %. Cette croissance de la demande engendre une face cachée du grand public. Elle favorise la culture intensive et incontrôlée du cacao qui est la première cause de la déforestation en Afrique de l’Ouest tel que la Côte-d’Ivoire. La déforestation met en péril de nombreuses espèces à l’image des emblématiques éléphants. C’est un drame environnemental, mais aussi social qui peut être évités les acteurs prennent leur responsabilité en acceptant de modifier leurs pratiques.

Les industriels du cacao

L’accroissement de la consommation de chocolat profite aux industriels du secteur. Mais en se référant à l’Afrique de l’Ouest, cet accroissement constitue une épée de Damoclès au-dessus de la tête des producteurs, lui, qui ne sont pas en mesure de financer un accroissement de leur production. Les producteurs sont obligés de solliciter des aides financiers venant de l’extérieur, notamment en Europe. Ces derniers imposent ses conditions et obligent les producteurs à les respecter quitte à exploiter de façon abusive la forêt. Au cours de ces cinq dernières années, la consommation mondiale de chocolat a augmenté de 7%. Elle a effectivement augmenté deux fois plus vite que la production elle-même en à peine dix ans. Le risque de pénurie existe du fait notamment du vieillissement de la plantation et la baisse de fertilité des terrains cultivés.

Les engagements contre la déforestation

Beaucoup d’industriels tels que Nestlé ou Cémoi, le 5 Mars,  viennent de lancer un plan d’action commun pour contrer la déforestation au Ghana et en Côte d’Ivoire. L’objectif est de retrouver 20 % de forêt d’ici 2030. Ils se sont donné 3 semaines pour préciser chacun leurs plans d’action. Certains industriels tels que Mondelez n’ont pas pu attendre ce délai pour monter leurs plans d’action. Ce dernier d’engage à cartographier 100% de ses fermes Cacao Life dans les principaux pays du programme tels que l’Indonésie cette année même,  planter plus de 2,7 millions d’arbres pour restaurer les forêts d’ici 2022.

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