Marché du café : les cours au plus bas depuis plus de 10 ans

Depuis une décennie, le prix du café n’a jamais été aussi bas. Un phénomène anormal ayant un impact sur l’économie d’un pays qui pourrait être mondiale. Une production excessive (ou abondance de l’offre) ainsi que des marchés des fonds d’investissements spéculatifs sont un réel danger pour les petits producteurs.

Pourquoi une baisse ?

Dans tous le secteur de l’agroalimentaire, les grains de café, qu’il soit Robusta, Arabica ou autres, se répandent abondamment. Alors que la consommation quant à elle se développe de manière permanente.

Le Brésil, parmi les plus grands producteurs de café avec un taux de 25% de la production mondiale, connait cette surproduction, qui par conséquent, a un impact sur le cours du café.

A cette surproduction s’ajoute également la spéculation des fonds d’investissements. Une baisse constatée de plus en plus, puisque ces fonds d’investissements continuent toujours à spéculer.

 

Qu’en est-il des petits producteurs ?

Le Brésil, premier producteur de café avec la Colombie, le Vietnam, l’Ethiopie et l’Indonésie, ravitaillent 70% du marché mondial.

Comme  dans tous les autres pays du monde, de grandes exploitations ainsi que des petites exploitations existent. Concernant les grandes exploitations  elles peuvent supporter la répercussion. Par contre, les petits producteurs supportent mal la spéculation et en sont victimes.

Prenons l’exemple de la Colombie. Les coûts de la production est supérieur aux prix de vente.  La Fédération Nationale affirme que le marché du café devrait rapporter tous les ans des centaines de milliards de dollars de chiffres d’affaires. Malgré tout, les producteurs n’obtiennent que les 10 %. Par conséquent, il arrive que la Colombie envisage de vendre son propre café sans dépend de personne. D’autres envisagent même d’abandonner la culture du café, et de cultiver à la place d’autre produits lui rapportant un peu plus.

Une crise qui devient humanitaire

Après une réunion qui s’est tenue au Kenya, les producteurs de ces grains précieux  ont été alertés face à ces petits producteurs qui sont devenus de plus en plus pauvres. Une crise qui pourrait devenir humanitaire si le prix de ces grains reste le même. Pouvant entraîner ainsi l’abandon des plantations par les petits producteurs. Mais, les exportateurs sont tout aussi bien occupés que les producteurs par cette baisse de prix.

Forte heureusement, la consommation du café reste intacte. Aucun changement, côté prix n’a été constaté.

Pour ce qui est de la situation à venir, des études ont montré que la production du café au Colombie, Vietnam et Indonésie sera touchée suite à la sécheresse émanant du phénomène El Niño.

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