Déco et chimie : les peintures de nos intérieurs sont elles inoffensives ?

L’ambiance à l’intérieur du logis dépend de plusieurs facteurs. Avant les meubles, l’installation et l’agencement pour un rendu agréable et serein, la peinture représente le premier critère d’harmonie. Elle peut en effet donner de la luminosité à une pièce et exprimer un certain art de vivre paisible. Cependant, cette apparente tranquillité peut cacher des conséquences silencieuses moins réjouissantes pour l’environnement en général, et pour la santé des occupants des lieux en particulier. Dans la plupart des cas en effet, la peinture est issue de la chimie, avec tous les tristement célèbres conséquences néfastes que nous connaissons de ce procédé. Malgré tout, de nouvelles techniques en cours de développement pourraient changer le cours des choses.

Des risques pour la santé

Une belle couleur pour les murs intérieurs de la maison ne rime pas toujours avec santé et bien-être. En effet, il ne faut pas oublier en premier lieu que la peinture résulte de la combinaison de plusieurs produits ayant chacun des propriétés différentes. Il importe alors de bien consulter la composition au moment de l’achat, sachant que la résine, les solvants, les additifs et les fixateurs qui forment l’ensemble peuvent être contre-indiqués pour des gens ayant des difficultés respiratoires par exemple. Malgré le fait d’aérer un certain temps avant de s’installer dans une chambre repeinte, les effets des différents composés peuvent toujours stimuler des maladies hépato-rénales, entre autres.

Danger pour l’environnement

En outre, si colorer son intérieur peut créer des troubles au niveau de la santé, l’environnement en général peut également en souffrir. L’exploitation de la chimie dans le procédé habituel de fabrication de la peinture constitue un facteur important de la pollution de la Nature. Et pour cause, le mélange des différents éléments composant le produit final provoque évidemment des réactions qui ne seront pas toujours favorables dans la préservation de l’atmosphère. Et en général, les résidus et autres déchets industriels provenant de la fabrication ne sont pas souvent biodégradables.

Solutions alternatives

Pour pallier les effets négatifs à long terme, les fabricants se tournent aujourd’hui vers la création de peinture écologique. Comme le mot l’indique, il s’agit de produire des couleurs à partir de ressources naturelles comme les végétaux ou les algues, sans recours à des manipulations chimiques. Cependant, si le procédé semble fonctionner, le coût assez élevé constitue encore un facteur dissuasif. Par ailleurs, le réflexe de toujours vérifier la composition reste de rigueur pour éviter les éventuelles allergies.

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